Seconde bonne surprise : le monde en lui-même. C’est très agréable d’arriver sur Come in my World après une longue journée de travail.
Le cadre est… relaxant. On va me prendre pour une folle mais tant pis. Les oiseaux en fond sonore, le bruissement des pas sur l’herbe, le calme…. Ok, ok, je tombe dans la poésie fleur bleue, mais c’est plaisant d’être loin de l’agressivité du quotidien, et puis, le cadre est propice au batifolage.
Les dimensions sont à taille humaine, le monde est même petit finalement, on en a vite fait le tour. Au moins, on est sûre de ne pas faire fausse route : penser être sur un service de rencontres et arriver au beau milieu d’un vaste jeu vidéo que vous seriez la seule à ne pas savoir utiliser.
Les citadines pures et dures s’y retrouvent : cadre résolument urbain, style parisien amélioré sans la grisaille ni le stress. Si vous êtes plus à l’aise sur la plage pour draguer, vous pouvez. C’est juste dommage qu’on n’ait pas l’option maillot de bain, étant donné la silhouette des avatars féminins ; on se fait rêver toute seule…
D’ailleurs, les avatars sont la troisième bonne surprise du site. Le type qui les a dessinés n’était pas un fan d’Adriana Karembeu et c’est tant mieux, c’est sans complexe.
Par contre, le type en question était peut-être un adorateur de la techtonique….. et c’est tant mieux aussi parce que c’est drôle, très drôle et ça permet d’engager la conversation. Le rire est le vecteur universel pour briser la glace, et ça marche !
Parce que, bien sûr, la grande innovation, toute l’idée du service, c’est l’utilisation de la voix. Et c’est génial, mais en même temps c’est beaucoup moins évident que l’on pense de discuter, comme ça, avec un inconnu. Quoi se raconter et comment se sentir un peu à l’aise? Et là, justement, partager un fou rire sur les avatars, ça aide un peu.
Finalement on se sent vraiment comme dans une vraie rencontre, un peu gênés ou tout de suite dans le « fload ». La voix véhicule tellement de choses… Pas de triche possible, ou alors vous êtes bon acteur. C’est déstabilisant mais en même temps c’est l’émotion recherchée non ?
Et finalement toute la conclusion est là, dans ce mot « émotion », c’est le plus de Come in my World, c’est l’idée qui vous en reste quand vous vous déconnectez, qu’un site internet vous a fait « ressentir » une émotion quelle qu’elle soit, bonne ou mauvaise d’ailleurs, mais peu importe car qu’y a-t-il de pire que la froideur de l’indifférence ?


















