Ok, puisque tout le monde raconte ses râteaux qui n’en sont pas, je vais vous en raconter un, moi, un vrai de vrai, un de ceux qui vous font reconsidérer votre orientation professionnelle… peut-être que tout compte fait, vous excelleriez en jardinage !
C’était il y a peu près un milliard d’années, du temps où j’étais jeune et belle et que les râteaux étaient un concept dont j’avais une vague idée mais aucune expérience… j’ai le droit de me la péter un peu, vu ce qui va suivre.
Parmi un groupe d’amis, enfin de connaissances, que je ne retrouvais qu’à certaines soirées données par d’autres amis, vous savez comment ça marche ; parmi ce groupe d’amis donc, se trouvait « tcht tcht pas de nom » : mignon, pas Marlon mais craquant, drôle, légèrement timide, juste ce qu’il faut pour vous appâter, le tout affublé d’une mégère de nana, jalouse à s’en étouffer et aussi sexy qu’une grenouille morte ! Lui, me dévorant des yeux soirée après soirée, l’horrible petite naine était, en plus, aussi chaleureuse qu’un iceberg avec moi alors que, bon sang, je n’avais rien demandé moi.
Le manège continue pendant plusieurs mois. Je n’y prête pas réellement attention, monsieur étant pris. Et puis un beau jour, j’apprends par un ami au dixième degré que monsieur n’a plus de madame pour raisons diverses et variées mais apparemment partagées. Ce qui devait arriver arriva : le manège s’intensifia. Bon, je me prends au jeu, j’avais ma vie mais tout en entretenant cette attirance mutuelle. Il m’a tourné autour (je vous en passe et des meilleures) sans jamais rien oser pendant, quelque chose comme un an ! La rumeur s’amplifiait, tout le monde me répétait qu’il était mordu mais qu’on ne l’avait jamais connu si timide.
Monsieur avait manifestement besoin d’un coup de pouce.
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